30 Oct 2018

Après la nomination en avril dernier de Yvonne Manzi Makolo à la tête de la compagnie nationale Rwandair, voici une autre femme qui prend les commandes d’une entreprise clé du secteur de l’aviation civile rwandaise. Isabelle Nyombayire Umugwaneza, la trentaine révolue, est la nouvelle patronne de la Rwanda Airports Company Ltd(RAC) ‏, la principale compagnie des gestions des aéroports du Rwanda.

Elle a pris les rênes hier mardi 23 octobre au cours de la brève cérémonie de passation de service présidé par le président du conseil d’administration John Bosco Sebabi. Elle remplace à ce poste le lieutenant-colonel Pascal NZARAMBA.

Isabelle Umugwaneza est titulaire d’une licence en management et d’un master en communication et psychologie sociale. Désormais à la tête de RAC, filiale de “The Aviation, Travel & Logistics Holding Limited”, un groupe de holding détenu à 100% par le gouvernement du Rwanda, elle aura pour mission de « promouvoir les aéroports rwandais en tant que destination de choix pour les compagnies aériennes et à diversifier les sources de revenus aéronautiques et non aéronautiques ».

La Rwanda Airports Company Ltd est en effet chargée de la gestion quotidienne, de l’exploitation et de la fourniture de services de navigation aérienne pour tous les aéroports du pays. La compagnie a actuellement à sa charge l’aéroport international de Kigali (KIA), l’aéroport international de Kamembe dans le sud-ouest du Rwanda, l’aéroport de Gisenyi dans l’ouest du pays, les pistes d’atterrissage de Ruhengeri , de Butare et de Nemba. RAC assurera également la fourniture des services dans le nouvel aéroport international de Bugesera dans l’est du pays ,dont la mise en service est prévue au quatrième trimestre 2019.

30 Oct 2018

L’Association du transport aérien international (IATA) révèle que les tendances actuelles dans le transport aérien suggèrent que le nombre de passagers pourrait doubler d’ici 2037 pour atteindre 8,2 milliards.

La dernière mise à jour de la prévision de l’IATA sur le trafic de passagers aériens pour les 20 prochaines années indique qu’un déplacement accru vers l’Est du centre de gravité de l’industrie explique la forte croissance persistante. Au cours des deux prochaines décennies, la prévision laisse entrevoir un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 3,5 %, qui fera doubler le nombre de passagers actuel.

L’Association prévient toutefois que les perspectives de croissance du transport aérien et les bienfaits générés par l’aviation pourraient être amoindris si des mesures protectionnistes sont mises en place par les gouvernements.

« L’aviation est en croissance, et cela procure d’énormes bienfaits à l’échelle mondiale. Si le nombre de passagers double d’ici 20 ans, cela pourrait soutenir 100 millions d’emplois dans le monde. Deux choses importantes ressortent de la prévision de cette année. D’abord, nous assistons à une redistribution géographique du trafic aérien mondial vers l’Est. Ensuite, nous prévoyons un impact négatif considérable sur la croissance et les bienfaits de l’aviation si des mesures protectionnistes rigoureuses et restrictives sont mises en place », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Le déplacement vers l’Est du centre de gravité de l’aviation se poursuit

La région Asie-Pacifique aura la plus forte croissance, et plus de la moitié du nombre total de nouveaux passagers au cours des 20 prochaines années proviendra de ces marchés. La croissance dans ce marché est alimentée par une combinaison de facteurs, soit la forte croissance économique, l’amélioration des revenus des ménages et les profils de population et de démographie favorables.

Au milieu des années 2020, la Chine supplantera les États-Unis comme plus grand marché d’aviation au monde (défini en fonction du trafic à destination, en provenance et à l’intérieur du pays). Le rééquilibrage de l’économie chinoise vers la consommation favorisera à long terme une forte demande de voyages aériens.
L’Inde prendra la troisième place après les États-Unis, surpassant le Royaume-Uni vers 2024.
On prévoit que l’Indonésie deviendra un joueur exceptionnel, passant du 10e marché mondial d’aviation en 2017 au 4e rang d’ici 2030.
La Thaïlande devrait faire son entrée parmi les 10 plus importants marchés en 2030, remplaçant l’Italie qui sera écartée de cette liste.
Mondialisation inversée ou libéralisation accrue ?

Le TCAC de 3,5 % d’ici 2037 suppose un cadre politique inchangé durant cette période. Toutefois, il est probable que les politiques changeront avec le temps. Si le protectionnisme se développe davantage, selon un scénario de mondialisation inversée, l’aviation va poursuivre sa croissance, mais à un rythme plus lent et elle procurera moins d’avantages économiques et sociaux. Dans un environnement libéralisé, la connectivité générerait davantage d’emplois et de croissance du PIB.

« La prospérité mondiale dépend de la connectivité aérienne. L’aviation est sensible aux politiques qui soutiennent ou minent la croissance. Et il semble que les choses vont dans la mauvaise direction. Le déclin de la demande de connectivité aérienne met à risque des emplois de haute qualité, ainsi que des activités économiques dépendantes de la mobilité mondiale. La prévision constitue un avertissement aux gouvernements. D’abord, l’industrie va croître, mais les gouvernements doivent éliminer les goulots d’étranglement afin que cette croissance rejoigne leurs marchés nationaux. Ensuite, les gouvernements doivent comprendre que la mondialisation a rendu notre monde plus prospère socialement et économiquement. Nuire à la mondialisation par des mesures protectionnistes va éliminer des possibilités », a déclaré M. de Juniac.

Infrastructures et durabilité

Quel que soit le scénario de croissance, l’aviation fait face à une crise des infrastructures. Les gouvernements doivent collaborer étroitement avec l’industrie et être plus ambitieux dans leurs projets de développement d’infrastructures efficaces, adaptées aux besoins et économiquement avantageuses.

« Le monde ne peut que profiter grandement d’une meilleure connectivité. Toutefois, à ce rythme, les aéroports et les systèmes de contrôle aérien ne pourront pas suffire à la demande. Les gouvernements et les exploitants d’infrastructures doivent planifier stratégiquement l’avenir. Les décisions qu’ils prennent aujourd’hui auront des incidences sur la valeur créée par l’aviation dans leurs régions », soutient M. de Juniac.

La demande accrue de transport aérien entraîne la responsabilité de croître de façon durable. L’industrie aérienne maintient son engagement envers ses cibles de croissance neutre en carbone à partir de 2020 et de réduction de moitié des émissions de CO2 d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 2005. « L’aviation commerciale est l’une des seules industries au monde à avoir adopté de telles cibles environnementales. L’obligation de déclarer les émissions à compter du 1er janvier 2019, en vertu du Régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA), va pousser l’industrie à investir dans des aéronefs plus efficaces au plan énergétique et des carburants durables pour l’aviation », selon M. de Juniac.

Faits saillants

Les marchés en plus rapide croissance, en termes de passagers O-D supplémentaires, pour la période de 2017 à 2037 (selon le scénario de politique constante):

Chine : 1 milliard de nouveaux passagers, pour un total de 1,6 milliard
États-Unis : 481 millions de nouveaux passagers pour un total de 1,3 milliard
Inde : 414 millions de nouveaux passagers pour un total de 572 millions
Indonésie : 282 millions de nouveaux passagers pour un total de 411 millions
Thaïlande : 116 millions de nouveaux passagers pour un total de 214 millions
Croissance régionale (selon le scénario de « politique constante ») en 2037

Les routes vers, en provenance et à l’intérieur de l’Asie-Pacifique seront fréquentées par 2,35 milliards de passagers de plus par année d’ici 2037, portant le total à 3,9 milliards de passagers. Le TCAC de 4,8 % est le plus élevé, suivi de ceux de l’Afrique et du Moyen-Orient.
La région Amérique du Nord va croître selon un TCAC de 2,4 % annuellement et en 2037, le nombre total de passagers s’élèvera à 1,4 milliard, soit un ajout de 527 millions de passagers.
En Europe, le TCAC sera de 2,0 % et il y aura 611 millions de passagers de plus. Le marché total comptera 1,9 milliard de passagers.
Les marchés d’Amérique latine connaîtront un TCAC de 3,6 %, avec un total de 731 millions de passagers, soit 371 millions de plus de passagers annuellement comparativement à aujourd’hui.
Le Moyen-Orient connaîtra une forte croissance selon un TCAC de 4,4 %. Il y aura 290 millions de passagers supplémentaires sur les routes vers, en provenance et à l’intérieur de la région d’ici 2037. Le marché total représentera 501 millions de passagers.
L’Afrique croîtra selon un TCAC de 4,6 %. D’ici 2037, il y aura 199 millions de passagers de plus, pour un marché total de 334 millions de passagers. (IATA)

30 Oct 2018

Mardi 9 octobre dernier se tenait la 2e cérémonie de remise des bourses internationales d’excellence ENAC-GIFAS organisée par le Fonds de dotation ENAC. Cet évènement était destiné à mettre en valeur les lauréats ainsi que leur mécène, le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS). A cette occasion, l’International Society of Transport Aircraft Trading Foundation (Fondation ISTAT) a également décerné 2 bourses aux étudiants de l’école.

Le GIFAS, mécène des bourses internationales d’excellence

Le volet « import » du Programme de Bourses internationales du Fonds de dotation ENAC est destiné à attirer les meilleurs étudiants internationaux dans les formations ENAC (Masters of Science, Mastères spécialisés et cycle Ingénieur ENAC). Grâce au don majeur du GIFAS en janvier 2018, dont 90 000€ étaient consacrés aux bourses d’excellence, le Fonds de dotation ENAC a pu décerner cette année 22 bourses à quinze étudiants et sept étudiantes issus de 13 pays différents (Burkina Faso – Cameroun – Chine – Egypte – Honduras – Inde – Iran – Madagascar – Mexique – Népal – Tanzanie – Thaïlande – Taïwan).

Marc Jouenne, Directeur des Ressources Humaines d’AIRBUS France, représentant le GIFAS a délivré un message aux étudiants en insistant sur l’importance des échanges et des valeurs humaines, essentielles pour des décideurs de l’aéronautique en devenir.

Selon Marc Jouenne : « Le programme de bourses ENAC-GIFAS est la meilleure illustration de l’intérêt commun de nos deux institutions d’attirer les meilleurs talents venant du monde entier. Ces derniers amènent avec eux de nouvelles cultures, de nouvelles façons de penser, dans un esprit d’ouverture, en diffusant de nouvelles façons de travailler au sein des entreprises du GIFAS, nous rendant toujours plus compétitifs. Nous sommes convaincus de faire le bon choix pour l’avenir de nos entreprises. L’énergie positive et le sourire de ces étudiants en sont les plus belles preuves. »

Les bourses de la Fondation ISTAT

Mohammed El Boraï, Président de Reliance Aerospace Solutions, représentant de la Fondation ISTAT, a également remis des bourses au mérite à deux élèves de l’ENAC. Grâce à cette bourse, l’une suivra le cursus Ingénieur ENAC et l’autre effectuera un Mastère Spécialisé.

L’École Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), l’école de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) sous tutelle du Ministère de la Transition écologique et solidaire, rassemble des activités de formation et de recherche en ingénierie aéronautique, navigation aérienne et pilotage avions.

Chaque année l’ENAC accueille plus de 2000 élèves répartis dans plus de 30 programmes de formation et 3500 stagiaires au titre de la formation continue.

Preuve de son rayonnement international, ses 23 000 anciens élèves se rencontrent dans une centaine de pays et sur les 5 continents. Par son dimensionnement, ses moyens humains et pédagogiques, l’ENAC est aujourd’hui la 1ère école aéronautique européenne. (aerocontact, photo : ENAC)

30 Oct 2018

La compagnie aérienne Air France passera au printemps prochain de sept à dix vols par semaine entre Paris et Johannesburg, où l’Airbus A380 ne sera plus déployé. Les passagers peuvent désormais demander à Lucie, son nouveau chatbot, de les aider à choisir leur future destination.

A partir du 1er avril 2019, la compagnie nationale française ajoutera trois rotations hebdomadaires supplémentaires entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Johannesburg-OR Tambo. Elle proposera alors des départs tous les jours à 23h20 (arrivée le lendemain à 9h55) et les lundi, mercredi et samedi à 10h30 (arrivée à 21h00) ; les vols retour quitteront l’Afrique du Sud tous les jours à 18h50 (arrivée le lendemain à 5h40) et les lundi, mercredi et samedi à 23h45 (arrivée le lendemain à 10h30). Air France est sans concurrence sur cette route.

Les trois vols supplémentaires seront assurés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 30 passagers en classe Affaires, 21 en Premium et 225 en Economie ; la rotation quotidienne habituelle perdra son A380 au profit d’un 777-300ER avec 4 sièges en Première, 58 en classe Affaires, 28 en Premium et 206 en Economie.

La compagnie de l’alliance SkyTeam dispose en Afrique du Sud d’accords de partage de codes avec Comair et la low cost Kulula ; sa filiale Joon propose à sa place depuis avril trois vols par semaine entre Roissy et Le Cap.

Air France a d’autre part lancé Lucie, un chatbot – robot conversationnel – qui « réinvente la manière de rechercher sa future destination et planifier son voyage grâce à une expérience de conversation personnalisée, riche et amusante sur Facebook Messenger ». Selon leur humeur, les clients peuvent discuter avec Lucie, 24h/24, en lui envoyant des émojis ou un message en français et bientôt en anglais. Ils décrivent « leur voyage idéal, leurs envies et leurs goûts et Lucie déniche la destination qui leur ressemble » ; ensuite, Lucie se transforme en guide de voyage et propose articles, vidéos, photos, musiques, bons plans et infos pratiques.

Selon le communiqué de la compagnie aérienne, « que les clients aient une vague idée de leur future destination, qu’ils veuillent être surpris ou qu’ils sachent exactement où partir, qu’ils souhaitent partir en couple ou en famille, qu’ils lui parlent en français ou en émojis, Lucie s’adapte à toutes les envies et toutes les humeurs ». Lucie rejoint Louis, le chatbot d’Air France dédié au service client pour toutes les questions sur les bagages et lancé en 2017. (Air Journal, photo : screenshot)

15 Oct 2018

DHL, la GIZ (l’agence de coopération internationale allemande pour le développement) et le fabricant de drones Wingcopter ont mené à bien un test grandeur nature de livraison de médicaments par drone en Afrique de l’Est.

Pendant six mois, DHL, la GIZ et Wingcopter ont testé la livraison de médicaments par drone sur une île du lac Victoria. Au cours des essais, le drone autonome DHL Parcelcopter 4.0 parcourait les 60 km qui séparent le continent de l’île en 40 minutes en moyenne. Au total, il a réalisé 2.200 km et a enregistré un temps de vol de 2.000 minutes environ lors de la mise en œuvre du projet pilote.

Les quelque 400.000 habitants du district d’Ukerewe, île située sur le lac Victoria, ne bénéficient que d’un accès extrêmement limité aux soins médicaux. Cette situation s’explique par des infrastructures insuffisantes et l’impraticabilité des terrains. Six heures sont en effet nécessaires pour parcourir les 240 km de routes, ce qui rend l’approvisionnement en médicaments d’urgence et en denrées soumises au respect de la chaîne du froid pratiquement impossible.

Le DHL Parcelcopter 4.0 décolle et atterrit verticalement : il ne requiert donc presque aucune infrastructure. Une fois les marchandises livrées sur l’île, le drone peut facilement récupérer des prélèvements pour analyse de sang et de laboratoire pour les acheminer sur le continent. À l’avenir, le Parcelcopter pourrait donc non seulement améliorer la chaîne logistique dans le domaine de la santé publique mais également contribuer à la prévention des crises dans le monde entier en permettant par exemple de rapidement faire face aux maladies virales telles qu’Ebola afin de ralentir leur propagation.

Le drone offre ainsi de nouvelles opportunités pour relever les défis logistiques liés au domaine de la santé publique dans de nombreuses régions d’Afrique, notamment l’approvisionnement des hôpitaux et des pharmacies. L’Afrique offre également un terrain d’essais pour les constructeurs de drone et les opérateurs, dans la perspective de la certification des matériels qui est un passage obligé pour développer de telles opérations en Europe. (aerobuzz.fr, photo : DHL)

15 Oct 2018

Egyptair ouvrira deux nouvelles dessertes vers le Douala au Cameroun et Kigali au Rwanda à partir de février 2019. L’annonce a été faite la semaine dernière par le ministre égyptien de l’Aviation civile, Younis al-Masry en marge d’une visite d’inspection à l’aéroport international du Caire.

Selon ce dernier, le renforcement des dessertes de la compagnie nationale vers l’Afrique subsaharienne s’inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir le secteur du transport aérien sur le continent en établissant des liaisons intra-africaines aux fins de favoriser les échanges commerciaux.

À en croire le PDG de la compagnie, Chérif Ezzat qui a confirmé l’information, les deux villes seront reliées trois fois par semaine au départ du Caire. La ligne sera opérée avec la flotte alternée de Boeing B738 et d’Airbus A320s.

Egyptair dessert déjà 15 villes africaines à savoir Alger, Casablanca, Tunis, Asmara, Khartoum, Ndjamena,Accra , Lagos, Abuja et Kano au Nigeria, Entebbe, Nairobi, Dar es Salam, Addis-Abeba et Pretoria en Afrique du Sud.(Caire,15/10/2018,NewsAero)

15 Oct 2018

Un ATR 72 a pris feu vendredi 12 octobre 2018 à l’aéroport international Murtala-Muhammed qui dessert Lagos au Nigeria.

La compagnie aérienne dotée d’une flotte d’ATR 42 et 72 a expliqué que l’aéronef incendié était en train d’être soumis à des travaux de maintenance de routine lorsque l’incident s’est produit dans les locaux du hangar. Une déclaration de la compagnie aérienne a attribué l’impact d’un corps étranger sur son avion ATR comme cause de l’incendie. La direction ajoute qu’en raison de l’impact, un incendie s’était déclaré, endommageant ainsi son avion garé dans son hangar. « L’avion incendié n’était pas en service au moment de l’incident et l’incendie a été maîtrisé par une équipe de sécurité composée d’Overland Airways et du service d’incendie de la FAAN (Federal Airports Authority of Nigeria). L’incident n’a entraîné aucune blessure, aucune perte de vie, aucun dommage à une tierce partie », la direction soulignant enfin que l’incident n’a pas non plus affecté le hangar à avions ultra-moderne. (Air Journal)

15 Oct 2018

La compagnie aérienne Air Sénégal, qui avait effectué son premier vol en mai dernier, relie désormais Dakar à Abidjan et à Cotonou. Avant de s’envoler en février prochain vers Paris en Airbus A330neo.

Née en 2016 des cendres de Senegal Airlines, la nouvelle compagnie sénégalaise a inauguré le 5 octobre 2018 sa première liaison internationale, avec un vol quotidien entre sa base à Dakar-Blaise Diagne et les aéroports d’Abidjan-Félix-Houphouët Boigny et de Cotonou-Cadjehoun, opéré en Airbus A319 pouvant accueillir 12 passagers en classe Affaires et 108 en Economie. Les départs sont programmés à 8h15 pour arriver à 11h00 en Côte d’Ivoire puis à 15h15 dans la capitale du Bénin ; les vols retour quittent Abidjan à 17h30 puis Cotonou à 19h20 pour se poser à 22h05. Air Sénégal propose cette route en partage de codes avec Air Côte d’Ivoire (à qui elle a repris une rotation quotidienne et l’A319 loué chez Avolon), face à ASKY Airlines, Camair-Co, Kenya Airways et Mauritania Airlines sur la route d’Abidjan, et à Ceiba Intercontinental et RwandAir vers Cotonou.

Air Sénégal doit aussi lancer ces prochaines semaines quatre rotations hebdomadaires entre Dakar et Bissau-Osvaldo Vieira en Guinée Bissau, et d’autres vers Banjul-Yundum en Gambie, ces deux lignes étant assurées en ATR 72-600 de 70 sièges (deux livrés). La livraison attendue d’ici la fin du mois d’un deuxième A319 lui permettra en outre « d’effectuer davantage de liaisons avec l’ouverture progressive des dessertes Praia, Conakry, Bamako et Ouagadougou », assure la compagnie sur les réseaux sociaux. Son unique autre liaison à ce jour est vers Ziguinchor.

Ces routes régionales seront rejointes en février prochain par la première liaison intercontinentale d’Air Sénégal, vers Paris-CDG ; les réservations ont été ouvertes hier. Elle compte déployer sur cette route qui sera alors en concurrence avec la seule Air France (le gouvernement ayant obtenu le départ de Corsair International, qui a négocié le maintien des opérations jusqu’à la fin janvier) un Airbus A330-900 configuré pour accueillir 32 passagers en classe Affaires et 258 en Economie, mais la date de livraison du premier des deux appareils commandés reste inconnue.

Rappelons qu’Air Sénégal est au cœur du Plan Sénégal Émergent voulu par Macky Sall avec « pour ambition d’ériger un véritable hub aérien régional autour de l’Aéroport International Blaise Diagne ». (Air Journal, photo: Air Sénégal)

15 Oct 2018

Pour ceux qui croient qu’un petit drone personnel n’est pas dangereux pour un gros avion commercial, une vidéo démontre les dégâts causés par un impact direct sur une aile.

Réalisée par l’Institut de Recherche de l’Université de Dayton (UDRI) aux Etats-Unis, la vidéo a été filmée dans des conditions approchant le réel, simulant un impact à 328 km/h. Le drone à quatre rotors pesant 952 grammes s’enfonce complètement dans l’aile, causant des « dégâts importants » selon le communiqué du chef du département Physique des impacts de l’UDRI Kevin Poormon. La vidéo et les résultats des tests ont été présentés lors du Sommet universitaire sur les systèmes sans équipage, après des années de recherche sur les impacts des oiseaux sur les aéronefs.

« Les drones ont le même poids que certains oiseaux. Nous avons donc observé avec une inquiétude croissante l’augmentation du nombre de quasi-collisions, et encore plus après la collision de l’an dernier entre un hélicoptère Blackhawk de l’armée et un drone amateur que son opérateur ne pouvait plus voir », a précisé Kevin Poormon.

Les incidents entre avions commerciaux et drones amateurs se multiplient avec la prolifération des appareils un peu partout dans le monde, comme quand l’aéroport d’Oslo a été contraint à deux reprises de dérouter des vols en juin dernier, ou quand une collision a été évitée de justesse l’année dernière à Zurich.

L’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) avait recensé dans son dernier rapport 1400 incidents de drones en Europe en 2016, contre 606 entre 2011 et 2015. L’organisation a publié en février ses recommandations pour un cadre réglementaire qui devrait être étudié cette année par la Commission européenne, visant à intégrer l’utilisation de drones dans le domaine aérien civil européen tout en respectant la sécurité des citoyens. (Air Journal, photo: UDRI)