07 Août 2018

La capitale burkinabè Ouagadougou a accueilli du 28 au 29 juin 2018, la 12e Assemblée de l’Union des Gestionnaires d’Aéroports de l’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO). Placée sous le thème : « infrastructures aéroportuaires et sécurité : défis et perspectives », cette rencontre a servi de cadre de réflexion pour débattre de la stratégie collective des aéroports pour les prochaines années.

En marge de ces assisses, NewsAero a rencontré Mr Simon KABORE, Secrétaire Exécutif de l’UGAACO.

Comment appréciez-vous l’état des infrastructures dans les aéroports membres de l’UGAACO ?

Au titre des infrastructures des aéroports membres de l’UGAACO nous enregistrons de nouveaux projets à l’image du nouvel aéroport de Dakar, de Nouakchott, de Lomé, d’Abidjan, de Brazzaville, de Malabo, de Bamako… Bien d’autres intentions se dessinent par ailleurs au Burkina, au Bénin et aux dernières nouvelles au Gabon.

En effet, d’ici les vingt prochaines années, le trafic aérien africain connaitra un essor extraordinaire. Nous devons alors anticiper sur le renouvellement de capacité, la modernisation et la mise aux normes des installations. Il y’a effectivement des challenges à relever.

Pour l’heure, nos aéroports étant ouverts à la circulation aérienne publique, nous concevons qu’ils remplissent les obligations requises en termes notamment de sécurité et de sureté. Du reste, les infrastructures sont régulièrement passées au peigne fin par les inspections des Agences d’Aviation Civile de nos Etats et à l’occasion des audits de supervision réalisés par l’OACI.

Il parait opportun de rappeler que l’ensemble de nos plateformes sont impliquées dans le processus de certification des aéroports. Les uns ont déjà reçu leurs certificats et les autres sont en plein processus.

Aujourd’hui la menace terroriste se fait de plus en plus pressante et les aéroports apparaissent comme des cibles privilégiées. Qu’est-ce qui est fait pour se prémunir de cette menace ?

Loin d’être une exclusivité africaine comme il est laissé à croire, le terroriste est un fléau mondial. Nos aéroports comme ceux des pays développés n’en sont pas épargnés. L’exemple des attentats survenus aux États-Unis le 11 septembre 2001 illustre à souhait mon propos.

Pour revenir aux aéroports membres de l’UGAACO, nous mettons en place d’énormes moyens humains, matériels et règlementaires, pour contenir les actes d’interventions illicites. Les agents de sûreté sont formés et les autres intervenants sur la plate-forme régulièrement sensibilisés.

C’est le lieu de saluer les efforts de la section AVSEC du bureau Régional de l’OACI de Dakar en général et en particulier M. Alassane DOLO, qui accompagne régulièrement nos Etats aussi bien dans le processus d’élaboration des textes règlementaires que dans la formation du personnel AVSEC.

En ce qui concerne nos aéroports, nous avons mis en place un réseau de collaboration pour le partage de certaines informations susceptibles de cerner la menace. Il s’agit d’ailleurs d’une préoccupation de l’aviation civile internationale.

Nous pouvons nous féliciter de ce que ces dispositifs portent des fruits. Pour preuve, depuis la dernière décennie, nous n’avons enregistré aucun acte terroriste qui mérite d’être cité. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de velléités !

On déplore souvent le fait que les aéroports africains ne sont pas suffisamment à la pointe de technologie. N’est-ce finalement pas du fait qu’ils sont gérés par des structures étatiques ne disposant pas assez de moyens financiers ?  Lire la suite sur NewsAero.